C'est la célébration de l'Épiphanie qui nous rassemble pour ce premier dimanche de 2026. Une nouvelle année s'offre à nous pour cheminer dans la foi et marcher avec le Christ. Cette Épiphanie que nous célébrons aujourd'hui n'est pas seulement le plaisir de manger un morceau de galette – qu'elle soit à la frangipane, aux fruits confits ou bien encore aux pommes, chocolat ou autre. C'est entendre l'invitation que les premiers mots de la première lecture nous font. Dieu nous invite à nous mettre debout, à nous mettre en route et à nous laisser illuminer par la lumière de Dieu. C'est elle qui a resplendi dans le pays de l'ombre le soir de Noël. Cette lumière est aussi celle de l'étoile qui guide les mages venus d'Orient.
Accueillir l’Épiphanie de l’amour de Dieu dans nos vies
Reconnaissons que nous aussi nous avons besoin de la lumière de Dieu dans nos vies, dans notre monde. Mais, en même temps, les forces des ténèbres, le diviseur semblent prendre davantage de place.
Alors, comment œuvrer pour que cette lumière de l'espérance, la force de la Paix qui nous vient du cœur du Christ ne s'éteignent pas ? Certes, le Christ est victorieux pour toujours, il nous laisse pleinement libres d'accueillir son amour. Mais, trop souvent, nous ressemblons plus à Hérode qu'aux Mages. Peut-être alors nous faut-il être comme ces derniers, être davantage attentifs aux songes, aux signes des temps qui attestent de cette lumière qui éclaire le monde.
Celui que nous contemplons, depuis la nuit de Noël, est aussi fragile que la lumière qu'il apporte. Gardons bien cela en nous. Noël c'est la victoire de la fragilité, celle d'une naissance, celle de Dieu qui s'offre au monde par ce nouveau-né. Et c'est ce même enfant qui aujourd'hui est révélé au monde par cette Épiphanie. Les mages attestent de l'universalité du message de Dieu au monde lors de la nuit de Noël. Dieu nous rejoint par ce petit enfant né chez Joseph et Marie. Conduits par l'étoile, ces mages « se réjouissent d'une très grande joie. »
Comment célébrer l’Épiphanie
Nous aimerions sans doute être comme les mages, pouvoir nous réjouir d'une très grande joie devant la Bonne Nouvelle du Christ venue chez nous. Mais, nous ne savons pas comment accueillir cette joie qui ne cesse de nous rejoindre et d’illuminer le monde.
La question est celle de la conversion, de la transformation de « notre cœur de pierre, en cœur de chair ». Sommes-nous prêts, nous aussi, tels les mages, à nous laisser déplacer, à regarder vers le Ciel et à nous mettre en route vers ce qui réjouit notre cœur d'une très grande joie ? C'est là une vraie question que nous devons prendre le temps de nous poser, tranquillement mais sérieusement, tout au long de cette année. Nous pensons avoir la foi, nous confessons que Jésus est notre Seigneur mais avons-nous un vrai désir de le laisser gouverner notre vie ? La réponse à cette question n'est pas de l'ordre de l'immédiateté, telle la réponse à une interrogation suite à une leçon apprise.
Pour autant, c'est important de la laisser résonner en nous alors que la lumière du Christ vient se révéler au monde entier aujourd'hui. Notre monde a besoin de nous, chrétiens, de femmes et d'hommes, pour qui le Christ est le pivot, le phare, le socle. Mais, la vie nous en éloigne parfois alors il est important de nous souvenir de cette étoile qui a brillé dans la nuit et conduit les mages à se réjouir d'une très grande joie.
Ainsi, l'Épiphanie, la manifestation de Dieu au monde, pourra devenir réalité. Laissons vraiment la lumière de Dieu éclairer notre cœur, elle est l'étoile qui guide notre cœur vers la construction du Royaume et sa justice. Ainsi, nous pourrons avancer sur le chemin de l'Évangile.
Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum
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