En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
« Les foules étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger ».
Le cœur de l’homme est capable du meilleur comme du pire, il est surtout marqué par l’incertitude. C’est cela qui touche Jésus en premier lorsqu’il voit les foules « désemparées et abattues comme des brebis sans berger » et peut-être que cette vision avait déjà retenti dans le cœur de Dieu dans l’échange trinitaire pour envoyer le Fils pour nous ramener à la maison du Père, cette maison pleine éternellement de joies.
Comme nous le rappelle le Jubilé qui se termine, nous avons surtout besoin d’espérance, d’être en mouvement… et Jésus vient à nous avec la joie en Lui et cette joie se répand, se communique à ses proches, à ceux qu’il rencontre. Mais plus que cela, Lui qui a accepté la limitation de la nature humaine, il nous envoie d’autres hommes pour que nous puissions être, nous aussi touchés, nous aussi mis en mouvement, nous qui sommes loin de lui physiquement.
Et encore plus, nous pouvons, nous aussi, être ces hommes, ces femmes apportant la joie aux autres, à nos prochains, à ceux qui sont à côté de nous. N’oublions pas que le temps de l’Avent est celui de l’Espérance, de la gratuité… vivons de la reconnaissance dans la gratitude « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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