Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Si 35, 15b-17.20-22a Le pauvre de Dieu 30ème dimanche

Publié par Jardinier de Dieu sur 25 Octobre 2025, 21:12pm

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve. Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel. La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui, ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

L’humanité se trouve dans le cri vers Dieu

L’humanité se trouve dans le cri vers Dieu

Ce dimanche met en lumière la figure du pauvre de Dieu. C’est celle du Juste, qui crie, et le Seigneur entend et lui rend justice. Personne n'est juste, on le devient. Le juste n'est pas celui qui est convaincu de l'être, il le reçoit. Il le devient car il reconnaît que tout est don et grâce de Dieu. Ce réflexe tout banal et invisible du « pauvre de Dieu » change la vie. Il donne de la fraîcheur, une âme, une ouverture de cœur et d'esprit, à notre monde et à nos corps qui sans cela s'assèchent. Le pauvre de Dieu, ce n'est pas un pauvre tout court ; car il crie vers Dieu, il est pauvre de la pauvreté de Dieu quand l'humain est délaissé. Il fait venir le nom de Dieu sur terre et dans les cœurs. Son cri, le Seigneur l'entend.

Nous éprouvons – un peu ? beaucoup ? – un pays, un monde, une planète, où la vie se dessèche. Ça crie pas mal, mais vers soi-même, pas vers Dieu. Des grands sont tentés de tirer le peuple vers le bas ou de l'agiter, mais c'est pour leur pouvoir plus que pour la vie de tous. Ils ne connaissent pas le pauvre de Dieu. Cela peut exister dans notre Église, comme le suggère l'évangéliste. L’Église du Seigneur est celle des pauvres de Dieu. Il nous appelle à devenir ces justes, si l’Église, comme le monde, ne veulent pas se dessécher.

Ben Sira le Sage évoque plusieurs figures : l'opprimé, l'orphelin, la veuve. Pour toutes, comme pour l'enfant, le chemin dépend d'un autre, en qui ils se confient. Jésus portera en lui ces précarités sur la croix. Il sera le Fils qui crie vers Dieu. Il portera nos cris vers Celui qui ressuscite la vie. Et le Seigneur entendra. C'est notre foi. Une foi fragile, une foi petite. Mais sans elle, l'humain n’advient pas, la justice de Dieu n'advient pas. Paul le témoigne. Il se voit offert en sacrifice, tel le juste, abandonné par les siens. Ce qui l'a fait devenir juste, c'est d'avoir gardé la foi. « J'ai gardé la foi et le Seigneur m'a assisté », dit-il. Et Dieu l'accueille. Père, que ton nom soit connu et aimé sur la terre comme dans nos cœurs !

Olivier de Framond compagnon jésuite 

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