Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 18, 9-14 L’Évangile boussole d’une relecture confiante (II)

Publié par Jardinier de Dieu sur 26 Octobre 2025, 07:31am

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Lc 18, 9-14 L’Évangile boussole d’une relecture confiante (II)

L’Évangile : boussole de nos vies

Ce chemin nous l'avons au jour de notre baptême. Là nous avons choisi Jésus pour maître et pour ami. C'est-à-dire que nous avons accepté, consenti à faire de l'Évangile notre boussole, du Christ un phare au cœur de notre route parfois ténébreuse. Par cette décision ratifiée sans doute plus tard, par d'autres sacrements, nous actons que nous ne sommes pas notre propre origine, ni notre horizon.

Louons la Gloire de Dieu

Alors, nous faisons en sorte d'être en chemin sur la route des hommes qui nous conduit à découvrir Dieu qui se dit au cœur du temps. Ainsi, notre prière, notre manière de vivre l'Évangile en plein monde doit pouvoir être une louange à la Gloire du Père. Pouvoir vivre et être habité de cette attitude doit nous entraîner à trouver en ce monde des raisons d'espérer en la puissance vivifiante de l'Esprit Saint.

La pauvreté : une manière de vivre la mission du Christ

Aussi, découvrir jour après jour que Dieu est à l'œuvre en cet âge c'est apprendre la pauvreté, la fragilité de nos actions. Non pas que ce que nous faisons de bien, de beau, d'agréable soit inutile. Bien sûr que non ! Mais notre action doit se placer dans le prolongement de la mission du Christ.

Obéissance et disponibilité

En fait, il s'agit de nous souvenir que notre richesse n'est pas tant l'épaisseur de notre portefeuille mais dans la pauvreté et l'obéissance du Christ à la volonté du Père. Cette obéissance n'est pas de la servilité mais de la disponibilité à servir en ce monde et en ce temps la Gloire de Dieu. Celle-ci n'est nulle autre chose que son fol amour pour toute la création et pour chacun et chacune d'entre nous.

Avoir un cœur de pauvre

Ainsi nous comprenons combien il nous faut avoir un cœur de pauvre, un cœur comme Celui du Christ pour en toutes choses aimer et servir. Alors, demandons au Seigneur la grâce de nous reconnaître pauvres en amour et combien nous avons besoin de savoir et de pouvoir accueillir au jour le jour son Amour et sa grâce. Cette prière faisons-la, bien sûr, pour nous mais aussi les uns pour les autres.

La seule Gloire est le service

Que la grâce nous soit donnée de découvrirons chaque jour davantage, au cœur de nos vies, que ce qui importe est de rechercher la seule Gloire qui compte : celle de servir en tout temps et en toute chose ce monde et les femmes et les hommes de ce temps.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau

membre de la société de vie évangélique du cœur  de Jésus

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