Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 13, 10-17 un simple geste nous engage…

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 27 Octobre 2025, 08:33am

En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.  Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

 

Une simple poignée de main engage parfois pour beaucoup

Une simple poignée de main engage parfois pour beaucoup

« Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Dans la situation qui se trouve être la sienne, Jésus ne passe pas à côté. Il reconnait la situation de la femme, la guérit. Dès lors le corps social réagit. Et le conflit qui rodait explose avec le chef de la synagogue et les adversaires de Jésus. Cela entrainera Jésus à la mort. Mais, dans cette attitude, Jésus nous indique le chemin de la Vie véritable et, dans le même mouvement, nous révèle le conflit dans lequel nous sommes tous impliqués. Son attitude peut guider notre propre manière de vivre.

« Ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » ne pas passer à côté, se laisser conduire par le surgissement de l’appel à prendre soin de la Vie, ne pas y être sourd. Faire le peu que je puisse. Semer de petites choses… la grâce d’un sourire, d’un mot gentil, par exemple, produisent un surcroît de vie, à la fois en l’autre et en moi. Et ce surcroît ira à la rencontre d’autres nous donnant de recevoir davantage la Vie qui ne cesse de se donner à chacun et à tous. La vie, la vie véritable, la vie éternelle, elle fait son chemin : je la donne, la reçois, la rend, la demande… et peu à peu j’en prends conscience. Ma vie fait partie d’une vie plus grande. Par-là, mon existence de cesse de s’ouvrir toujours un peu plus. Elle accède à sa vocation.

« À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie » Mais faire ainsi, semer des petites choses, entraine parfois là où nous ne nous sentons pas d’aller. Le mendiant à qui je remets une pièce va peut-être vouloir davantage, exprimer une demande autre… la petite action m’entraine au-delà. Que le seigneur me donne de pouvoir là encore répondre et je ne puis le faire qu’en étant vrai dans mon dire ainsi que dans mon faire. Mais, par-là, la vérité chemine en moi et chez les autres. Il m’est fait la grâce de mieux connaître la situation et de sentir en moi la capacité ou non de répondre, mais je puis en tout parler en vérité. « Je suis désolé ce que tu me demandes, je ne le puis te le donner ». Une parole nous unit malgré tout… Avançons !

Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite

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