En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
« Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ».Cette affirmation est bien plus qu’un propos de bon sens. Elle nous introduit dans le mystère de la vie. Un mystère que nous peinons à recevoir nous qui n’avons qu’un seul mot pour la vie qui, dès lors, est reçue comme ce qui doit être entretenue : la vie biologique. Mais les grecs ont d’autres mots pour parler de la vie et de sa croissance, la croissance personnelle qui nous conduit à exceller « psukhé » et aussi la vie totale celle de tous les êtres, celle entre les êtres, celle de Dieu la « zoé ».
Nous percevons bien que notre existence est intrinsèquement traversée par une dynamique qui peut nous conduire vers nous ou au contraire vers les autres, tous les autres. Le seigneur nous appelle à recevoir cet appel de la vie et surtout à ne pas l’enfermer sur soi mais l’ouvrir à plus grand. Ma réception de la lumière continuera à croitre si je la perçois comme un appel à rayonner, dès lors la lumière me vient, elle me traverse pour aller plus loin encore. J’accède ainsi à ma juste place.
Sachons être attentifs à tout accroissement de vie en nous. Il porte toujours un appel à aller plus loin. Que soit béni ce jour d’entrer en automne, de reconnaissance de la Palestine par de nombreux pays à l’Onu. Dans les deux cas, résonne l’appel à aller plus loin encore : recevoir et cueillir les fruits de l’automne, faire vivre la paix à tout le Proche-Orient.
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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