Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 7, 31-35 La diversité heureuse est décriée

Publié par Jardinier de Dieu sur 17 Septembre 2025, 08:15am

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé ! ” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

Lc 7, 31-35 La diversité heureuse est décriée

La vie ce grand mystère qui est en nous mais aussi à l'extérieur de nous dans les autres et au-delà de tout, ce mystère qui nous a précédé et qui nous accompagne...  Comment l'écouter vraiment ? L'accueillir ?

 

Par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. L'enjeu est de savoir vivre avec ce mystère, en lui et par lui. Et, pour cela, d'abord continuer à accueillir la vie en soi, à partir de soi. Ce qui ne veut pas dire sans relation avec l'extérieur mais en laissant toujours advenir à notre conscience ce qui pousse en soi de propre, comme le firent Jean le Baptiste et Jésus... La vie prend alors à partir d'eux un chemin qui tisse des formes plus riches. Un vrai chemin de vie élargie s'esquisse mettant d'une manière vivante en relation les uns avec les autres... Tissant l'humanité du Royaume qu'attend Notre Père qui nous donne tout et s'adresse à notre liberté de réponse.

Des gamins assis sur la place, qui s’interpellent.  Là, l'attitude est différente.  Une note est jouée et chacun est sommé de se mettre en accord avec elle. Même si le choix est varié le deuil ou la danse, le résultat est le même. Rien ne se produit si ce n'est un abattement global et personnel. Cette manière ne permet pas à la vie de prospérer. Elle l'étiole, la ruine. Elle est celle de l'ennemi qui cherche à nous distraire du chemin intérieur à chacun offert dans sa propre création et toujours présent à chacun de nous.  

Les gens de cette génération eux seuls ? À vrai dire, nous aussi nous sommes comme eux. Des enquêtes dans bien des pays occidentaux font état qu'une moitié des personnes ne trouvent pas de sens à leur travail en ces jours. Partir de soi de ce qui m'appelle en mon for intérieur. Voilà l'enjeu d'existence pour chacun de nous. Jésus appelle chacun de nous en prenant appui sur notre quête de sens. Laisser être cette quête est le signe de notre disponibilité à la Vie plus grande en nous. Sachons, au moins, nous interroger par rapport à cet enjeu. C'est l'ouverture que nous pouvons poser pour s'ouvrir à la Bonne Nouvelle du Prince de la Vie.

L'antique parole du Deutéronome demeure "J’ai mis devant toi la vie et la mort, choisis la vie afin que tu vives. » (Dt 30 19) elle est notre promesse.

Jean Luc Fabre compagnon jésuite 

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