Comme un feu dévorant
La parole de Dieu devrait pouvoir être, dans nos vies, ce feu brûlant dont nous parle Jérémie dans la première lecture. Le feu du buisson ardent rencontré par Moïse qui nous invite à être, en ce monde, des personnes qui s’engagent pour et avec les autres. Nous avons besoin de faire de la place dans notre cœur pour que la Parole de Dieu vienne y planter sa tente et y demeure. Même avec toute notre bonne volonté, notre désir, nous balbutions toujours dans cette remise de nos vies à la volonté de Dieu. Il ne s’agit pas de tout attendre de lui sans agir, mais de le mettre avec nous dans nos actions, dans nos décisions.
Avec le Christ
Le Seigneur doit être pour nous un compagnon de route sur lequel nous savons pouvoir compter. Il n’est pas « l’ami » que l’on appelle quand nous sommes perdus. Il devrait être celui dont nous n’avons jamais fini de chercher l’amour et le compagnonnage pour grandir en humanité. Ainsi, ce que nous devons chercher à déployer, c’est bien un surcroît d’amour, d’espérance, pour que nous soyons fidèles aux promesses de vie que le Seigneur nous propose. Elles ne sont pas forcément les plus aisées à vivre et à mettre en place, car elles renversent ce que nous reflètent les médias. Mais, suivre Jésus, c’est choisir la dernière place, s’agenouiller pour devenir le serviteur de ses frères et sœurs, choisir l’amour plutôt que la haine et, surtout, se remettre entre les mains du Père avec confiance et sérénité.
Se laisser conduire par l’Esprit
Vivre, marcher à la suite du Christ, c’est choisir de se laisser conduire par l’Esprit. Nous avons à chercher à discerner cet Esprit qui nous révèle la volonté du Père, qui n’est ni dans de folles promesses démagogiques, ni dans les accès de violence. Souvenons-nous que Dieu est dans ce commencement d’une fin de brise légère. Quelque chose de ténu, qui se découvre à la condition de prendre le temps.
L’art du discernement
C’est donc bien à approfondir notre pratique du discernement que nous sommes invités. C’est ainsi que nous apprendrons à reconnaître la voix de Dieu qui parcourt notre monde et nous invite à prendre la route avec lui.
Chercher l’eau vive
Peut-être alors que nous serons comme le psalmiste de ce dimanche en quête de cette eau qui nous conduira à savourer davantage la présence de Dieu en plein monde. Une eau qui nous désaltère, mais aussi qui abreuve notre cœur pour devenir davantage capable d’aimer à la suite du Christ. Nous pourrons ainsi manifester à l’égard du Seigneur de la louange, cette joie de le reconnaître comme maître et pour ami, et le laisser nous aimer. Ainsi, nous pourrons devenir des artisans de paix qui pourront bâtir un monde fondé davantage sur l’amitié, le respect, l’entraide que sur la concurrence.
Bâtir le Royaume et sa justice
Prions donc les uns pour les autres, les uns avec les autres, pour que nous entendions la voix de Dieu nous conduire en pleine vie, pour bâtir le Royaume en ce monde et en ce temps. Aussi, puissions-nous prendre le temps de réfléchir, tout au long de cette année, à cette question de Jésus dans l’Évangile de ce 22e dimanche : « Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? »
Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum
/image%2F0931903%2F20260829%2Fob_0d9b45_lavement.jpg)
