Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 7, 21-29 Te connaître, Seigneur ! (2 R 24, Ps 78)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 25 Juin 2026, 06:34am

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc

la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc

Je leur déclarerai : « je ne vous ai jamais connus ». Boum ! Cela peut faire penser à certains « grands » de notre terre, qui pensent bien faire, et même « au nom de Dieu », aïe, aïe, aïe ! Mais moi, nous, est-ce que Dieu nous connaît ? Et Est-ce que je Te connais, Seigneur ? Je suis resté là, en silence…

Te connaître, Seigneur ! Parfois me revient cette demande de grâce des Exercices Spirituels d’Ignace : « Que je ne sois pas sourd à Ton appel, mais prompt et diligent à accomplir Ta volonté ». Entendre, c’est déjà une première chose. Entendre, c’est entendre comme Dieu. Je peux entendre en apparences et être sourd. Commettre le mal, c’est quand je me prends pour Dieu. Alors je confonds le bien et le mal, comme Eve et Adam ont confondu l’Arbre de Vie et l’Arbre de la toute-puissance. Alors je n’entends plus vraiment, et boum, patatras, bonjour les dégâts !

Entendre comme Tu entends, Seigneur. Il reste à mettre en pratique ton appel à vivre. Sur la colline des Béatitudes, Jésus redonne l’Alliance, la Loi : devenir le Pauvre comme Lui, l’artisan de paix, doux et humble de cœur, comme Lui. Le connaître intérieurement, et Le suivre, Le servir, L’aimer, en réponse d’amour, voici le chemin. Sinon ce sera l’Exil et d’autres « Nabucodonosor », et la fournaise de nos dérèglements climatiques. Ce sera la disparition des repères de vie : le Temple, une Maison habitable, la sagesse …, les torrents, les vents, et tout s’est écroulé. Seigneur, que j’entende et vive ton Esprit, Te connaître, en vérité et en acte. 

Olivier de Framond compagnon jésuite

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