Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 5, 13-16 à sa juste place

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 9 Juin 2026, 04:36am

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Mt 5, 13-16 à sa juste place

Dans ce passage, Jésus recommande à ses disciples, dont nous sommes, une manière d’être. Efforçons-nous de le bien entendre pour voir ce que nous avons, peut-être, à faire évoluer dans notre manière propre de vivre.

Vous êtes le sel de la terre. Dans cette expression, aucun appel à de l’héroïsme mais au contraire à être vraiment et simplement soi-même. Nous sommes situés : « du sel » et nous avons à apporter quelque chose à d’autres : « à la terre » dont nous sommes porteurs : « la saveur ». L’enjeu c’est de veiller à être vraiment soi-même, ni plus ni moins. La question évolue avec la lumière.

Vous êtes la lumière du monde la dimension en plus en passant du sel à la lumière, c’est l’action de la lumière qui est impliquée. Il faut que la lumière soit bien disposée, « sur le lampadaire ». Ces deux images, concrètes, nous préparent à entrer dans le fond du propos de Jésus qui caractérise la manière d’être des disciples loin de leur maître.

Ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux L’action, le bien que nous faisons, est à la fois perçue et référée au mystère qui nous envoie. Autrement dit, cela requiert, de notre part, d’être en lien avec le Père qui nous donne d’agir et d’être aussi en lien avec les autres grâce à notre position dans la situation. Veiller à ce double accrochage nous donne d’être pleinement dans notre mission, pleins de saveur et apportant une lumière qui éclaire vraiment.

Alors dans mon action, est ce que je prie avant, pendant, après… est ce qu’ainsi je raccroche l’action que je mène à Celui qui envoie et par ailleurs suis-je vraiment en relation avec les personnes de la situation ? est-ce que je me laisse déplacer pour trouver la juste place aussi bien avec le Père qu’avec mes frères humains… Ce travail de recherche de la juste place, il se joue pour moi mais aussi pour mon groupe d’appartenance, pour l’Eglise entière… Acceptons tous de devoir évoluer, changer, se déplacer pour être justement intermédiaires entre le Père et les autres personnes. La Vie se répandra !

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

 

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