Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mc 12, 35-37 Être consistant pour faire face à la nouveauté.

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 5 Juin 2026, 03:11am

En ce temps-là, quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !” David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir.

Répondre à la nouveauté en nos vies à partir d’elle, pour réussir à entrer en relation avec le vrai

Répondre à la nouveauté en nos vies à partir d’elle, pour réussir à entrer en relation avec le vrai

« Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? » Une question qui appelle à prendre du recul sur ce qui se dit de manière habituelle. Jésus fait ainsi preuve de fermeté et de consistance. Il s’engage pour mettre en mouvement son auditeur. Il adresse un vrai appel à la liberté de l’autre. Cette attitude caractérise Jésus, n’a-t-il pas demandé au serviteur durant la nuit de la Passion « pourquoi me frappes-tu ? »

« D’où vient alors qu’il est son fils ? » La question finale déplace les gens en leur montrant l’inconsistance de la manière de voir des scribes. Le Messie ne peut pas être seulement un descendant de David. David parle de lui avec un bien trop grand respect. Nous ne pouvons pas nous enfermer ainsi dans des réponses déjà prévues a priori. Il nous faut pouvoir, en tout, s’ouvrir à la nouveauté, à l’inconnu, à l’incertain, à l’ouvert. Il nous faut espérer que la vérité se révélera en situation. Rien n’est prévu d’avance.

« Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir ». Plaisir tant que tout est vu de loin. Mais prendre au sérieux les enjeux de vérité demande une autre attitude, une véritable implication de soi. Cet enjeu de vérité chacun dans sa liberté propre sera amené à y faire face comme Pierre confessant. Les étapes de sa vie : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. », « Tu es le Christ » et puis, le trahissant, « je ne le connais pas » et revenant au Seigneur « tu sais bien que je t’aime ». Alors et nous en nos vies ? sommes-nous capables de penser de manière renouvelée ? sommes-nous capables de nous-mêmes risquer pour chercher la vérité ?

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

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