Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


1 P 2, 2-5.9-12 « Maintenant vous êtes le peuple de Dieu » (Ps 99, Mc 10, 46-52)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 27 Mai 2026, 09:09am

Bien-aimés, comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut, puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon. Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ. Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde. Bien-aimés, puisque vous êtes comme des étrangers résidents ou de passage, je vous exhorte à vous abstenir des convoitises nées de la chair, qui combattent contre l’âme. Ayez une belle conduite parmi les gens des nations ; ainsi, sur le point même où ils disent du mal de vous en vous traitant de malfaiteurs, ils ouvriront les yeux devant vos belles actions et rendront gloire à Dieu, le jour de sa visite.

1 P 2, 2-5.9-12 « Maintenant vous êtes le peuple de Dieu » (Ps 99, Mc 10, 46-52)

 

« Maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; maintenant vous avez obtenu miséricorde ». Ainsi s’adresse Pierre à la diaspora chrétienne à la fin de sa vie a priori. L’événement du Christ pascal travaille la terre et les corps. Il a fait naître le corps d’une Eglise aux multiples origines, le peuple de Dieu nouveau, né de l’expérience de la Miséricorde. Un peuple de migrants, de pèlerins, étrangers au milieu du monde et « à la maison » en tous pays, comme le lira t-on dans une lettre dite à Diognète. Le regard de Pierre associe la figure de descendance choisie, sacerdoce royal, nation sainte, propre à Israël, aux chrétiens d’Asie Mineure. Tous ont une seule mission : annoncer les merveilles de Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière !

Et maintenant, quel peuple de Dieu sommes-nous ? Lundi, lors d’un baptême, j’étais sensible à une diversité de la foi telle qu’exprimée par les membres de l’assemblée, forte chez maman, distante mais pas absente chez papa et quelques autres, comme si « ce peuple de Dieu », ce n’est pas leur truc. Avec humour nous avons encouragé la conversion du jeune papa. Je n’ai pas à le convertir, je ne peux le changer. J’ai seulement, moi, nous, à me convertir pour reconnaître « les merveilles de Dieu » aujourd’hui. En vérité. Merci, les « loin de nous », de m’y appeler ! Rabbouni, que je voie comme Tu vois ; que j’accueille et aime la vie, le réel, ce réel qui râpe et résiste, comme Tu l’aimes ! La faiblesse qui crie, le monde - qui est aussi en moi - la rabroue. En Toi elle devient force. Non une force toute-puissante, mais une pauvreté pèlerine, à suivre un Christ qui disparaît pour nous laisser l’Esprit. La faiblesse de croire, de Bartimée, a déplacé les faiblesses humaines.

Olivier de Framond compagnon jésuite

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