Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Jésus nous guérit de tout ce qui nous aveugle (I)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 13 Mars 2026, 17:12pm

Nous lisons, en ce 4e dimanche de Carême, le récit de la guérison de l'aveugle né. La première chose qui peut nous marquer, à la lecture de cet Évangile, c'est la capacité des contemporains de Jésus à se couper les cheveux en quatre. Certes, ils veulent respecter la loi et tiennent à ce que les autres, et en premier lieu Jésus, la respectent. Bon, pourquoi pas ! Mais, à quel prix ? À quel sens ?

Aveugle, mais pourquoi ?

Nous pouvons prendre le temps de nous poser la question de notre rapport à la loi. Bien sûr que la loi civile doit être respectée, le chrétien est un citoyen responsable.

Respecter les commandements ?

En revanche, les commandements de Dieu et ceux de l'Église, de quelles manières je les conçois et les appréhende ? Ils peuvent très bien être un alibi pour ne pas me poser de question et me sentir en règle. Mais, est-ce vraiment le cas et surtout de quelles manières cela sert ma foi, mon prochain et la communauté ? La loi, les règlements, les consignes ne sont là que pour faire vivre, pour conduire vers une croissance humaine et spirituelle.

Pourquoi chercher la contradiction ?

L'attitude des contradicteurs dans l'Évangile de la guérison de l'aveugle né est strictement opposée. Ils passent le plus clair de leur temps à essayer de trouver ce qui pourrait nuire à Jésus et par conséquent ce qui lui interdit de faire le bien. Aussi, entendons cet appel de Jésus dans l'Évangile à travailler aux œuvres du Père. C'est cela qui est plus important que d'ergoter sur un iota de la loi. Ce qui importe c'est d'être du côté de la vie, de ce qui apporte de la lumière au monde et à ceux et celles qui nous entourent.

Jésus nous guérit de tout ce qui nous aveugle (I)

D’aveugle à création nouvelle

Jésus en imposant de la boue sur les yeux de cet aveugle fait, en lui, une création nouvelle. Cet homme renaît ; il passe de la nuit, de l'obscurité à la lumière. Quel changement. Et ce que nous en dit Jésus est important.

Dieu nous veut du bien

La cécité de cet homme n'est pas la faute de son péché, comme les disciples de Jésus et les juifs le laissent penser. Ainsi, nos tourments, nos handicaps ne sont pas des châtiments de Dieu. Il ne jette pas sur nous des mauvais sorts pour que nous nous repentions ou pour mettre à l'épreuve notre foi. Il n'est pas un Dieu sadique, mais un Dieu juste qui veut pour nous le bonheur.

Vers le juste chemin

Il est important de nous souvenir de la bonté, de l'amour de Dieu pour nous. Ainsi nous résistons contre la tentation d'une foi aveugle qui verrait en Dieu une idole qu'il faudrait satisfaire pour être bénis et goûter le bonheur en cette vie et celle d'après. Souvenons-nous de la proximité de Dieu, c'est elle qui nous guide vers le juste chemin, comme nous l'entendons dans le psaume de ce dimanche.

Devenir une terre fertile

Toutefois, si nous choisissons le Christ pour maître et pour ami, c'est pour le laisser porter du fruit, porter son fruit en nous. Ne devons-nous pas devenir et rester une terre fertile pour apporter à nos frères et sœurs en humanité la paix qui nous vient de Dieu ? Voilà un bon critère de discernement pour la durée de nos jours et spécialement le Carême.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum

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