Ceci étant dit, cela n'enlève rien aux défauts de notre humanité mais nous pouvons trouver des voies de progrès pour corriger notre trajectoire qui conduit parfois plus à la mort qu'à la vie. L'Évangile n'est pas un manuel, une sorte de B.A.-BA pour devenir un parfait croyant. Il est là pour nous aider à faire résonner en nous la connaissance de Jésus.
C'est dans la fréquentation de la Parole que nous pourrons devenir davantage des amis dans le Seigneur, disciples-missionnaires du Christ. Ainsi, nous suivrons le Christ de plus près pour servir nos frères et sœurs en humanité. Parce que cette foi que nous essayons de vivre, cette fidélité au Christ qui nous habite n'est pas faite pour notre propre gloire. C'est la plus grande gloire de Dieu que nous avons à rechercher et elle passe inévitablement par notre rapport au monde et à ses habitants.
C'est une foi qui se met en action, qui se dit plus par les actes que par la Parole que nous sommes invités à proclamer. Pour marcher dans cette voie-là, pour répondre à cet appel, nous avons besoin d'être conduits non comme des brebis que l'on mène à l'abattoir mais comme celles qui n'ont pas de berger.
Marcher dans la confiance
Ainsi, c'est dans la confiance que nous avons à chercher à établir nos relations. La défiance et la méfiance ne sont pas des attitudes dignes de témoins du Christ. Cette confiance à laquelle nous sommes appelés doit conduire à la vérité de relation. Sans confiance, il est difficile d'avancer sur le chemin qui conduit au Royaume des Cieux et de prendre part à la mission du Christ.
Lui nous fait confiance, même « s'il connaît toutes les actions des hommes » comme nous le dit la première lecture. Ainsi, Dieu pourrait facilement se faire le juge de nos comportements, ouvrir un grand livre avec les colonnes « bonne action » / « mauvaise action ». Mais, Dieu se refuse à ce commerce avec nous. Il préfère nous faire confiance, nous amener, par sa miséricorde et la méditation de sa Parole, à nous faire saisir que l'important c'est d'être en route. Il nous connaît mieux que nous-mêmes et sait que nous sommes capables du pire comme du meilleur.
L’amour de Dieu transcende nos pauvretés et veut les transformer en force d'amour. C'est le sens profond de la crèche et de la croix où Dieu se compromet avec notre humanité pour conclure une alliance avec nous. Par ce chemin, il désire nous unir à sa divinité.
Dieu nous sauve
Ainsi, c'est la bonté, l'amour du Seigneur qui nous sauve de nos propres égarements. Toutefois, cela ne doit pas nous inviter à nous complaire dans ces chemins de traverse mais c'est une espérance qui nous permet d'en sortir.
Ainsi, entrer dans une démarche, dans un désir de conversion c'est associer le Seigneur à son chemin d'humanité. C'est avoir assez d'espérance en Dieu pour lui dire, comme nous l'entendons ce dimanche : « Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j'observerai ta parole. Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. »
Souvenons-nous que l'Amour de Dieu est toujours premier, c'est lui qui nous tend la main pour nous conduire sur les chemins d'une vie en abondance. C'est cette vie que nous sommes appelés à transmettre jour après jour, pas après pas. Et, c'est l'Eucharistie célébrée qui nous donne cette force, cette espérance qui nous conduit à goûter chaque jour davantage à la force et à l'espérance du Dieu et Père de Jésus-Christ.
Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum
/image%2F0931903%2F20260215%2Fob_03eee4_vers-la-lumiere-nouvelle-donne.jpg)
