Ce dimanche nous célébrons le 6e dimanche ordinaire, temps liturgique que nous retrouverons le 14 juin une fois le Carême, le temps de Pâques et la Pentecôte passés. En effet, mercredi nous célébrons les Cendres et entrons dans le joyeux temps du Carême. Pour autant, comme il y a un temps pour tout et pour chaque chose, entrons dans les textes de ce 6e dimanche ordinaire.
Nous et la miséricorde de Dieu
La liturgie de ce dimanche nous amène à réfléchir quant à notre manière d'être et d'agir au cœur du monde. Un rapide examen de conscience nous amène, à l'évidence, à constater qu'il y a quelques tendances chez nous qu'il faudrait amender.
Nous sommes loin d'être sans tache et nos personnalités respectives peuvent avoir quelques aspérités. Mais, ce n'est pas d'être grognon avant d'avoir son café ou autres traits de ce genre dont le Seigneur souhaite nous parler. Il nous invite plutôt à être attentif à ce qui rend possible la vie commune.
Nous ne sommes pas condamnés au péché nous dit la première lecture, et le Seigneur nous propose toujours de choisir la vie. Une vie d'abondance où nous serons davantage en lien les uns avec les autres, révélateurs du visage miséricordieux du Père.
La fidélité de Dieu et la nôtre
Même « s'il dépend de notre choix de rester fidèle » comme le dit la première lecture tirée du livre du Siracide, nous avons besoin de la grâce de Dieu et du soutien de nos frères et sœurs en humanité. Rester fidèle c'est garder le trésor de la foi, non pour qu'il demeure un musée mais pour que par nos vies, par nos mains nous soyons des témoins crédibles du Christ Jésus.
Toutefois, lorsque nous lisons l'Évangile de ce dimanche, nous pouvons avoir de sérieux doutes quant à notre fidélité. Même si nous ne cochons pas toutes les cases – et heureusement – il nous arrive bien de nous mettre en colère ou de médire tel ou tel. Ce n'est pas pour autant une bonne chose mais si nous prenons la Parole au pied de la lettre, il y aura beaucoup d'aveugles et de manchots parmi nous. Ce qui est important c'est de prendre conscience que nous portons atteinte à l'intégrité du corps du Christ.
Même si ce n'est pas facile, nous devons avoir à l'esprit combien il est important de faire preuve de miséricorde. Ce n'est pas fermer les yeux et faire preuve de déni mais prendre conscience que la sagesse du Christ est première. Cette sagesse consiste à ne pas considérer les situations et les personnes à hauteur d'homme. C'est croire infiniment que notre humanité peut porter de bons et de beaux fruits. Nous avons un Dieu qui croit infiniment plus en l'homme que nous ne sommes capables de croire en lui.
Aussi, ne désespérons pas de cette liste que nous présente l'Évangile de ce 6e dimanche ordinaire. Elle est indicateur de progrès pour nous aider à trouver le chemin qui conduit à plus de justice et à plus d'amour.
Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum
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