Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mc 3, 22-30 ne jamais renoncer à suivre la lumière aussi bien dans la situation qu’en nous-mêmes !

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 26 Janvier 2026, 05:20am

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

 

Mc 3, 22-30 ne jamais renoncer à suivre la lumière aussi bien dans la situation qu’en nous-mêmes !

A ce moment de l’évangile, là où Jésus commence sa mission, en nous mettant à son écoute nous pouvons entrer en profondeur dans sa manière de vivre au quotidien. Ceci peut être une grande aide pour notre propre manière de vivre, à sa suite. Entrons donc dans son raisonnement, pour en tirer profit.

 

« Les appelant près de lui ». Ce point n’est pas sans importance. Il manifeste que Jésus désire établir une relation de proximité avec ses interlocuteurs malgré l’opposition de ceux-ci. L’idée perce que la vérité s’établit dans la relation et non d’en haut de manière péremptoire. Du coup, on comprend mieux comment Jésus va ensuite les introduire, pas à pas, dans un raisonnement qui dépend comme tout raisonnement de l’attitude intérieure, des relations établies entre la personne, la situation et les principes mis en œuvre.

« Si un royaume est divisé contre lui-même » Jésus reprend de manière large le propos des scribes, en abordant la question de la division. Pour nous, européens, l’actualité nous montre combien la division entre alliés peut être dommageable et conduire à une perte de l’entente, de la cohésion d’action, et au bout du compte de la ruine de l’entité. Dès , ce point acquis conduit à envisager une autre hypothèse, celle qui recoupe la manière de voir de Jésus : un être fort se fait déstabiliser par un plus fort que lui. Jésus introduit, par-là, une nouvelle manière de voir la situation. Mais il n’en reste pas là. Il creuse la piste de l’investissement personnel de chacun.

« Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint » Devant les deux perspectives sur la situation, les interlocuteurs doivent normalement pencher vers la solution avancée par Jésus : un plus fort s’impose à celui qui imposait auparavant son iniquité. C’est le chemin normal que les scribes devraient suivre. S’ils ne le font pas, c’est qu’ils sont enfermés dans une obstination, pécheresse, préférant leur raison à la présentation des tenants et aboutissants de la situation par Jésus. Cheminer ainsi dans la situation donne de percevoir l’enfermement intérieur dont ils sont victimes.

Cette manière de faire : juger une situation d’en haut, en esquissant une manière de la comprendre, recevoir d’autres perspectives, les adopter ou les refuser pour des raisons équivoques, qui parmi nous ne l’a pas vécu ? Que le cheminement, proposé par Jésus, nous incite à considérer notre manière de percevoir la situation ainsi qu’à la manière dont nous sommes attachés à notre point de vue. Qu’il nous soit donné de choisir la vie et ce qui conduit à elle en toute circonstance.

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

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