En ce temps-là, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Il leur imposa les mains, puis il partit de là.
Un geste essentiel. Jésus s’oppose à ses disciples, impose les mains en signe de bénédiction et ensuite s’en va. Cela pourrait paraître comme une incohérence. Une autre manière de voir : le geste de bénédiction est essentiel et le suivi n’est pas au même niveau. Les enfants vivront de manière neuve à partir de la bénédiction offerte et reçue… l’être humain est un être non de besoin, de soin attendu, mais de désir et d’appel… pensons aux paroles échangées avant une grande coupure elles sont vivifiantes dans la durée.
Recevons le pour nous-même. Chaque parole de salutation, de bénédiction est précieuse, considérons-la, recevons-la, laissons-la nous transformer… En son eucharistie, au début de sa Passion, Jésus nous donne déjà tout…
Offrons-la aussi à ceux qui sont nos prochains. Nous sommes êtres de parole. Et pour nous inscrire dans cette attitude, chaque matin, prenons le temps d’offrir au seigneur notre journée dans la disponibilité à ce qui advient en sachant que beaucoup déjà se vit dans l’offrande. Nous sommes davantage ce que nous offrons que ce que nous faisons !
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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