Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 11, 25-30 Un roi pauvre révélé aux tout-petits (Za 9, Ps 144, Rm 8)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 5 Juillet 2026, 06:43am

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Mt 11, 25-30 Un roi pauvre révélé aux tout-petits (Za 9, Ps 144, Rm 8)

Notre roi est pauvre, monté sur un ânon. Il faut être pauvre pour faire disparaître les chars de guerre, les chevaux – ou aujourd’hui les drones – de combat, et proclamer la paix aux nations. Les grands, les riches, se construisent un Dieu fort, viril, identitaire. Ils prônent un christianisme sans le Christ, s’exclament quelques « petits ». Seigneur, permets que nous entendions ta louange ! « Père, je proclame ta louange ; ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » ! Il nous faut demeurer dans l’Esprit pour demeurer un tout-petit, vulnérable et debout à la fois, doux et humble de coeur comme toi. Pardonne-nous, pardonne-moi, Seigneur, de tromper ton Visage. Je donne au monde un masque de toi, et une ombre de moi-même. Toi, le Tout-Petit, le Pauvre, toi seul connais le Père, notre Père. Toi seul peux porter le joug qui sillonne notre terre humaine, tantôt aride et desséchante, ou trempée et asphyxiante, tantôt heureuse, douce et humble, féconde …

« Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples ». Disciples, nous ne le sommes pas. Nous le devenons. Nous ne pourrons jamais que le devenir. Cela ne peut être qu’en prenant ton joug. Ton joug nous tire pour traverser avec toi notre terre. Il nous fera éprouver notre condition humaine comme tu l’as éprouvée, Jésus, notre roi monté sur le petit d’une ânesse. Apprends-nous ton regard sur le monde, Seigneur. Prête-nous une main, des porteurs, comme pour l’infirme paralytique, qui nous branchera sur ton joug et nous fera délaisser toutes les richesses et tentations qui nous en tiennent loin. Loin, ton fardeau m’apparaît immense. Et tu nous dis qu’il est léger, car « tu es doux et humble de cœur ». Loin, je laisse « la chair » faire son emprise. Quelle est cette « chair » qui s’oppose à l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus ? C’est tout ce qui éloigne des tout-petits, tout ce qui n’accueille qu’une image de Dieu pleine de soi, tout ce qui refuse une conversion du cœur.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce. En Toi, Amour et Vérité se rencontrent.

Olivier de Framond compagnon jésuite

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