Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Jn 11, 45-57 s’ouvrir au chemin de Jésus en notre pleine humanité

Publié par Jardinier de Dieu sur 27 Mars 2026, 09:53am

Certains paysages tirent leur beauté de la succession d’horizons, comme ceux du Ségala. Ils appellent à entrer dans la contemplation de la révélation de la profondeur du réel.

Certains paysages tirent leur beauté de la succession d’horizons, comme ceux du Ségala. Ils appellent à entrer dans la contemplation de la révélation de la profondeur du réel.

« Cet homme accomplit un grand nombre de signes ». Voilà la source du devenir collectif de l’humanité. Cet homme, Jésus, pose des actes, profère des paroles qui font signes, qui appellent au-delà de leur efficacité circonstancielle, de leur caducité. Jésus voit toujours tout avec une infinie profondeur. Pour lui, tout est relié au Père, tout est appel pour l’amour des autres, tout est chemin vers le Royaume. Ses actes sont signes, appels, reconnaissance. Ils peuvent mobiliser les autres. Mais ils prennent un chemin particulier qui nous est ici révélé. Comment agissent-ils ?

« Vous ne voyez pas quel est votre intérêt ». Ces actes, ces signes de Jésus vont nous conduire au Royaume, à vrai dire, en commençant par révéler notre contradiction personnelle. La contradiction ne peut surgir à notre conscience que par la prise en compte de notre intérêt situationnel et la révélation de sa fausseté. Cet intérêt limité va à l’encontre de notre visée relationnelle fondamentale : vivre avec le Père dans la paix entre nous tous. Cet intérêt faussé se manifeste dans la parole de Caïphe qui propose de commettre une violence limitée pour empêcher une violence plus grande, en faisant fi de la vérité.

« Il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation » L’attitude véridique de l’humanité, de notre humanité, est, en fait, portée seulement par Jésus dans la manière dont il fait face, par lui-même, à la situation qui s’impose à lui. Dès lors, entrainer l’assassinat de Jésus, c’est donner à Jésus de poser des actes de don de lui-même pour la rédemption de la nation et même pour l’humanité entière. Nous ouvrir à un chemin de vie véritable.

Avant d’entrer dans le long cheminement de la semaine sainte, laissons-nous pénétrer par ces dynamiques souterraines qui guident le chemin de vie : l’attitude fondamentale de Jésus, les gestes de survie qui révèlent l’état faussé de notre cœur et son besoin de rédemption…

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

 

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