Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 4, 12-17 Dieu vient en notre capharnaüm 3ème dimanche

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 25 Janvier 2026, 10:44am

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

Il vint habiter à Capharnaüm

Il vint habiter à Capharnaüm

Il a choisi de venir à Capharnaüm. Le bazar, le foutoir ! Le mot signifie en fait « maison de Consolation ». L’Esprit l’a tout juste poussé au désert, lieu du repos et de nos tentations. Et le voilà qui choisit de porter la Consolation de Dieu dans nos bazars, nos foutoirs. Zabulon et Nephtali représentent 2 territoires qui ont connu violence et guerre, assiégés les premiers par les Assyriens. Pour Jérusalem c’est cette Galilée des nations trop païenne. C’est là que Jésus choisit de demeurer. Dans nos capharnaüms intérieurs, si nous les lui ouvrons. Il vient y porter la Consolation de son Père. L’accueillerons-nous ?

L’arrestation du baptiste, Jean, déclenche ses pas. Comme Jean il appelle à se convertir. Ce n’est plus au Jourdain et ce n’est plus un simple temps pénitentiel. C’est à une vie qui devienne conversion qu’il appelle. Se convertir à quoi ? A vivre le royaume de Dieu tout proche, c’est-à-dire à accueillir et reconnaître Dieu à l’œuvre, en toute sa vie, en tout son être, en toute la vie.

Ça peut commencer en notre travail, qui me plaît ou parfois non. En marchant, Jésus est attentif à chacun. Son œil est éveillé. Il remarque 2 pêcheurs, puis 2 autres. Ils ont des noms. Simon, disait notre évêque, ça vient de « sh’ma », « écoute ». André, ce serait le « courageux », et qui aussi s’exerce à faire mémoire ; il relit Dieu dans sa vie ! Jacques, c’est le « membre du peuple », le « communautaire », qui avance avec et par d’autres. Jean, c’est « Dieu fait grâce », le témoin et l’artisan du Don de Dieu. Jésus est touché par nos gestes et métiers appris patiemment. Pêcheur, c’est beau ! Eh bien deviens « pêcheur d’hommes » ! Et tant pis pour papa Zébédée qui bossera sans ses fils, il trouvera bien comment avancer.

Alors Jésus parcourt la Galilée. Notre vie, la vie, notre bazar, se révèlent à lui. Il y sème une parole qui semble attirer, et il guérit les infirmes. Malade, c’est tout ce qui en moi n’est pas disposé à recevoir le Pain de vie qu’il est, envoyé pour croiser l’œuvre de Dieu avec les petits poissons de nos talents humains.

Olivier de Framond compagnon jésuite

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