Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 18, 1-5, 10 Les Anges gardiens (Ex 23, Ps 90)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 2 Octobre 2025, 03:25am

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Les enfants comme des anges nous disent Dieu (merci à l’auteur de la photo)

Les enfants comme des anges nous disent Dieu (merci à l’auteur de la photo)

Dieu, il est trop bien pour nous. Zacharie, les jours récents, en parlait comme « le Seigneur de l’Univers ». Il a eu besoin de passer par quelques figures humaines hors catégories : Abraham, Moïse, Élie. Cela n’a pas suffi. Heureusement il a ses Anges ! Ils occupent l’espace dans la Bible et la Tradition. Dans nos trajectoires tortueuses ils sont là, envoyés par Dieu, pour faire la navette. Ce sont un peu les facteurs de Dieu, facteurs à la mode ancienne, qui faisaient leur tournée, s’arrêtant parfois ici ou là pour boire un verre. Marie a-t-elle offert un pastis ou un petit réconfort à l’Ange Gabriel quand il est venu lui amener le courrier du Ciel ? Ce n’est pas dit dans l’évangile. Certains, saints connus ou anonymes, ont aimé les prier et le font peut-être encore. Ce sont un peu des parrains-marraines. En tout cas les enfants ont apparemment chacun leur ange dans les cieux. Ils voient sans cesse le « Père » de Jésus.

 

C’est donc un Dieu pas si lointain. Jésus, je pourrai l’appeler « Rabbouni », sans doute parce que Dieu, il l’appelait « son Père », « Abbouna ». La fête des anges gardiens semble celle des enfants. Ils sont les messagers du royaume de Dieu sur terre. Ce pays-là, seuls les petits y entrent et l’explorent. Il n’y aura pas de burn-out car personne ne joue aux « grands » qui font peser leur pression et leurs peurs du seul fait d’avoir été nommé chefs. L’erreur est humaine, dit-on. Quand les anges gardiens seront nos chefs d’entreprise, le bon air sera là. On dit qu’il y a toujours un enfant en nous qui veut grandir, apprendre à parler, découvrir la vie, vulnérable. Et si nous l’accueillions ? Si nous lui faisions une petite place, en nous, même les plus âgés ? Le royaume des cieux sera alors tout proche, et nous serons … aux anges.

 

Olivier de Framond compagnon jésuite

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