Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Marc 8,1-10 Le ressenti ou le factuel

Publié par Jardinier de Dieu sur 10 Février 2021, 17:06pm

Catégories : #Homélies, #Evangile_réflexion, #evangiles_piste_reflexion

Samedi 13 février 2021
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10.
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
« J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. »
Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? »
Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule.
Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer.
Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

Pour toute situation, dans sa riche complexité, quel constat je pose en premier ?

« J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. »
Vs.
« Combien de pains avez-vous ? »
 
Le ressenti ou le factuel
Cela entraîne un choix relationnel ou un choix objectif
Les personnes ou les choses en premier
Un monde qui s'ouvre au possible de la relation ou un monde qui se rétrécit à l'existant factuel
 
Un monde qui se co-construit sans cesse dans l'échange ou un monde qui fonctionne à partir de son manque établi jusqu'à son épuisement
 
Jésus lui a fait son choix depuis toujours.
A nous de faire le nôtre ! Quel enseignement pour moi, pour nous là où nous sommes, en communauté, en famille, entre amis ou au travail.
Sachons commencer du bon pied. Le reste suivra.

Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite

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A
J’AI DE LA COMPASSION POUR CETTE FOULE, CAR DEPUIS TROIS JOURS DÉJÀ ILS RESTENT AUPRÈS DE MOI, ET N’ONT RIEN À MANGER (Mc 8, 1-10). La foi et la compassion sont au fondement du miracle. Elles précisent le rapport qui existe entre la fragilité de l’Homme et la puissance de DIEU, mais également sa sensibilité pour les plus défavorisés. La compassion rencontre la souffrance humaine, afin de raviver l’espérance humaine. Ainsi, l’Homme peut retrouver ses forces et continuer sa marche. La compassion est le signe que DIEU n’est pas indifférent à nos prières et à nos manques. Elle nous porte à opérer des choix rationnels, qui vont à l’essentiel. JÉSUS a de la compassion pour une foule qui a fait de LUI sa référence ; une foule qui croit en LUI, qui met toute sa foi en LUI. Et c’est cette rencontre de foi et d’espérance qui suscite le geste charitable de la multiplication de sept pains, pour nourrir une foule nombreuse. Là où il y a l’amour, la foi et la volonté, le peu qu’il y a à disposition suffit pour que tout le monde puisse en bénéficier. La compassion bouscule nos commodités et notre confort habituel. Elle interpelle notre humanisme dans ses plus fortes résistances, là où la charité est plus forte que la rigidité du cœur. Si non, comment demeurer insensible devant une foule affamée depuis trois jours ? Comment tenir des personnes à jeun, alors que nous avons de quoi leur offrir ? Pourquoi se conforter dans l’indifférence, quand des innocents et des pauvres meurent, sous nos yeux, alors que nous pouvions leur apporter notre assistance, sans que cela ne change en rien notre identité ou notre statut social ? L’humanité commence véritablement quand l’Homme s’ouvre à la réalité autour de soi, en se souciant de ceux qui sont dans la précarité et dont l’avenir est incertain. Et dans une communauté où la compassion est le propre de tous, la foi et la charité portent à une prise en charge réciproque. Bon week-end de méditation et de repos <br /> Abbé ACHILLE KANDI, Archidiocèse de Bertoua
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