En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
« Je suis la porte des brebis » ! Les enfants, vous avez revu cette parole au caté ou à l’éveil à la foi. Vous nous indiquez la porte, et comme vous êtes sympas, vous nous la partagez, à nous les vieux. La porte des brebis, c’est ce qui leur donne d’entrer et sortir. Entrer pour être préservées du loup des Pyrénées, ou de l’ours. Entrer pour se reposer en paix les nuits. Le berger peut prendre soin de celles qui en ont besoin… Et sortir pour aller pâturer, trouver de quoi se ressourcer, se fortifier, en suivant le berger. Si le pré est rasé, tout mangé, le berger vous mène à un autre pâturage. Entre lui et elles, c’est la confiance. Et cette confiance est toute leur vie, et celle du berger aussi qui se réjouit pour ses brebis.
Je me rappelle un jour où je passais à côté d’un troupeau. La clôture était défaite, les barbelés touchaient par terre. Au milieu du pré, il y avait un petit cabanon où quelqu’un était assis. C’était le berger. L’herbe semblait consommée, les brebis auraient pu partir brouter à côté. Mais non, elles ne bougeaient pas. Soudain l’homme s’est levé, a pris son bâton. Eh bien, tous les moutons se sont levés. Ils ont suivi. L’homme n’a fait que traverser la route, par-dessus la clôture inexistante, il est passé dans le champ d’à côté ; les brebis ont traversé aussi. Elles se sont mises à brouter. Elles n’ont même pas mis leur serviette pour se mettre à table ! Le berger était vraiment leur porte, pour entrer et sortir. Elles ont appris son nom plus tard : « Jésus ». Elles ont aimé sa voix. Elles l’ont reconnue, écoutée. Sommes-nous de ses brebis ? Certains l’ont refusé et ont cassé la porte. « Ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait Seigneur et Christ », leur dira Pierre. Car il en est Un qui l’a ressuscité, et les brebis ont reconnu la voix. Par ses blessures nous sommes guéris. Les brebis sans berger, ça tourne en rond. Il en une qui va être baptisée (qui a 18 ans, un Terminale) : elle a sans doute reconnu la voix et le berger et la porte. Merci, notre porte !
Olivier de Framond compagnon jésuite
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