Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


L’Avent, pour apprendre à croire 2ème dimanche de l’Avent (Is 11, Ps 71, Ro 15, Mt 3, 1-12)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 7 Décembre 2025, 06:05am

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

Vivre dans l’ouvert de sa vie.

Vivre dans l’ouvert de sa vie.

Jean appelle à se convertir, le royaume des cieux est proche. Bientôt, « celui qui doit venir » appellera un chouïa autrement : « convertissez-vous, et croyez à l’Évangile ». L’Avent est un temps pour recevoir de croire. De croire à l’Évangile. Mais encore ? Il semble que ce soit de correspondre au baptême dans l’Esprit et le feu de « Celui qui vient ». Il ne lui est donné que ce nom, ici. Jean aura des doutes : « es-tu Celui qui doit venir ? ». Donc croire n’a rien d’évident. La Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu nous révèle le Fils. C’est lui qui nous ouvre le chemin qui nous rend bien-aimés du Père. Jean l’a espéré. Les disciples de Jésus le connaîtront.

Recevoir de croire donne de choisir la Vie. J’apprends à aimer le Bien, à le reconnaître, à le choisir et écarter le Mal. L’Avent vient éveiller notre désir d’embrasser la Vie qui vient de Dieu. « Celui qui vient », Jésus, le Bien-aimé, vient appeler l’humain à naître. En lui se révèle un Père. Un Père pas tout à fait comme les autres, unique. Nous le professons au credo. Croire en l’Évangile fait nous accueillir les uns les autres, comme le Christ, nous dit Paul. Donc croire suscite de la fraternité, une communion. Croire, c’est désirer et choisir de se laisser recréer par Celui qui séparera le Bien et le Mal, le blé et la paille, l’arbre qui porte du fruit et celui qui n’en porte pas. Le paradis est là quand tout n’est plus qu’action de grâce.

La grâce des tout-petits. Eux ne fuient pas la colère de Dieu, celle qui brûlera la paille et l’arbre sec. Le pauvre, le petit, le nourrisson, l’enfant, le lionceau ou le chevreau, l’agneau humble de Dieu, évoqué par Isaïe, voici celui qui croit en l’Évangile et produit un bon fruit. Car il reconnaît en Celui qui vient le chemin qui écarte la corruption et choisit l’Esprit. Les pauvres du Seigneur apprendront à connaître le Bien-aimé du Père pour l’appeler et s’ouvrir à Celui qui brûlera le Mal et conduira aux verts pâturages. Mystère de notre liberté : je peux choisir le Bien, je peux choisir le Mal qui s’immisce en tout. Punaise de discernement, encore et toujours à tenir, jusqu’au jour où Mal et Bien seront définitivement séparés ! Croire en l’Évangile engage la joie de désirer connaître le Bien-aimé du Père, Celui qui vient.

Olivier de Framond, compagnon jésuite.

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