Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mathieu 24, 37-44 remonter vers Toi

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 29 Novembre 2025, 08:36am

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Rentrer à nouveau dans ce grand mouvement, une roue qui nous fait grandir dans l’espérance

Rentrer à nouveau dans ce grand mouvement, une roue qui nous fait grandir dans l’espérance

Dimanche dernier, c’était la fin de l’année liturgique avec la grande fête du Christ roi de l’Univers. Le Christ régnant sur tout l’Univers remonte avec nous vers son Père. Aujourd’hui, nous célébrons notre entrée dans le temps de l’Avent, attente de sa venue. Recevons avec joie, cette noria. Mystérieusement, au-delà de ce que nous pouvons en avoir conscience, ce « tour liturgique » nous façonne, nous transforme. Recevons en nos cœurs l’attitude, mise en avant dans le passage de l’écriture retenu, celle de la disponibilité dans l’attente.

 

« Tenez-vous donc prêts » est bien le cœur de ce qui se dit dans ce passage de l’Evangile. Il est peut-être intéressant de noter que ce n’est pas une injonction à agir mais une attitude à entretenir : être disponible à ce qui advient, à ce qui se manifeste, sans en avoir en soi une forme a priori. Peut-être que cela demande de laisser être en nous une vacance nouvelle pour laisser le seigneur nous parler autrement, nous conduire sur d’autres chemins… Dieu nous veut libres, non enfermés dans des habitudes de perfection, ouverts à la situation, capables de se laisser enseigner.

 

Peut-être pouvons-nous comprendre que « l’une sera prise, l’autre laissée » est surtout l’indication de notre liberté et non celle d’une fatalité. Pourquoi l’une pourquoi pas l’autre… cela se joue dans la liberté des deux, la passage à cette nouvelle année pour chacun de nous est une chance pour être choisi, pour percevoir une nouveauté à laquelle nous nous ouvrons. Accueillons de tout nous-mêmes cette nouveauté de l’attente pour saisir d’une nouvelle manière Celui qui vient à nous, qui nous aime et qui veut notre réponse libre.

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

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