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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Dis-moi quelle est ta joie

Publié par Père Olivier de Framond sur 11 Mai 2018, 10:06am

Catégories : #2017_framond

Vendredi de 6e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence.
Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Paul y séjourna un an et demi et il leur enseignait la parole de Dieu.
Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal,
en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit.
Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. »
Et il les chassa du tribunal.
Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent.
Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.

Psaume 47(46),2-3.4-5.6-7.
Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Celui qui nous soumet des nations,
qui tient des peuples sous nos pieds ;
il choisit pour nous l'héritage,
fierté de Jacob, son bien-aimé.

Dieu s'élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu,
sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,20-23a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

***********
L’évangile m’a rappelé un mot d’un certain Jean Gouvernaire : « dis-moi quelle est ta joie ». Joie du monde ? Joie de Dieu ? Quand le monde se réjouit, les amis de Dieu pleurent. Quand les amis de Dieu connaissent la joie, le monde ne peut la saisir. Elle traverse l’épreuve. Elle vit l’épreuve comme un enfantement qui dure encore. Joie durable, joie parfaite, joie de la naissance. C’est fort, cela : le départ de Jésus, sa mort, Jésus la reçoit comme une naissance, une femme qui enfante. « Mon heure n’est pas venue », avait-il dit à sa mère. Et là, « son heure est arrivée », l’heure où la femme enfante. La Croix, le temps pascal, le départ du Ressuscité à l’Ascension, c’est un enfantement, celui de l’Homme debout, qui voit Dieu. Il le revoit. « Je vous reverrai et votre cœur se réjouira ». Naissance de Dieu, naissance de l’Homme. L’Ascension est ce temps où nous consentons à faire nos premiers pas, avant de vivre l’ouverture au monde. Alors des vagues, des agitations, des oppositions peuvent venir, comme Paul l’éprouve, ça ne l’arrête pas d’entendre : « sois sans crainte, parle, Je suis avec toi ».

Père Olivier de Framond

Merci à l'auteur de l'image

 

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