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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Le fruit de la vigne (Mt 20, Jg 9)

Publié par Père Olivier de Framond sur 21 Août 2019, 16:46pm

Catégories : #2017_framond

Dieu n’est pas un patron comme les autres. Sortir à droite et à gauche dans les rues et campagnes, peu font ainsi. Rassembler chaque soir pour distribuer les salaires, c’est rare. Et donner autant à celui qui a bossé 1 heure et à un autre qui en a fait peut-être 12, il se serait fait licencier.

La parabole s’adresse aux disciples de Jésus. Il les a bousculés sur le rapport au mariage, et le rapport aux richesses. Il continue. La logique de Dieu n’est pas celle des hommes, et pourtant elle gagne à être connue de l’intérieur, semble leur dire Jésus. Un peu comme la moisson, la vigne du Seigneur produit en abondance. Quelle est cette vigne où le maître n’aura jamais assez d’ouvriers pour sa vendange ? … Une autre chose étrange : il donne un contrat aux ouvriers de la 1ère heure, mais après, c’est seulement une parole : « je vous donnerai ce qui est juste ». Et aux derniers, il n’en parle même pas, c’est seulement : « allez à ma vigne » plutôt que de rester plantés là. Peut-être est-ce une allusion au passage de la Loi (ouvriers de la 1ère heure) à la nouvelle alliance en Jésus, Christ, ouvriers embauchés après. Ceux-là éprouvent l’inconditionnalité du don de Dieu, comme l’apôtre Paul. C’est la bonne nouvelle encore trop peu connue, pour laquelle Jésus est sorti : faire goûter le Royaume de Dieu, tout proche, là en chacun, s’il se laisse embaucher à la vigne du Seigneur. Son fruit est un fruit de louange. Louer le Seigneur pour avoir été appelé, tel que je suis, pour aider son fruit à se donner. Sans jalousie.

La manière de Dieu, la justice de Dieu, révèle les cœurs et invite à la vraie vie. Pas tout à fait comme l’a vécu Abimélek. Ce n’était pas dit dans le passage entendu en 1ère lecture, mais il fait partie de ce peuple qui a embrassé les Baals et délaissé l’alliance avec le Seigneur, juste après Gédéon. Pour être élu roi, il a tué ses 70 frères, sauf le plus jeune, Yotam, resté caché. Yotam alors réagit : Abimélek est-il celui que Dieu a choisi, ou le roi d’un choix précipité, buisson d’épines ? Si Dieu était sorti, il ne l’aurait pas trouvé pour l’embaucher à sa vigne. Rendons grâce pour le Seigneur qui sort et appelle.

Père Olivier de Framond

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