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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mercredi 29 avril, Ste Catherine de Sienne … et les tout-petits (Mt 11)

Publié par Olivier de Framond sur 29 Avril 2020, 06:32am

Catégories : #2017_framond

Jésus loue le Père. Or ce qui précède dit le cœur endurci de « cette génération » qu’il endure, et de villes telles Chorazin ou Bethsaïde. Sa louange pour les tout-petits jaillit de là. Ça veut dire qu’en lui, le Fils, le sentiment d’impuissance ou de jugement ne domine jamais. Le soupir de compassion pour « ces sourds et aveugles qui refusent la vie » le tourne vers les tout-petits où il voit l’œuvre de son Père. Un fossé est là, qui vient du Père, entre eux et cette génération. Dieu crée en séparant. Tous sont aveugles ou sourds, mais les tout-petits choisissent la vie ; ils se laissent recréer par la Parole du Fils. Là j’ai vraiment une conversion à vivre : entrer dans la louange de Jésus à son Père pour les tout-petits, sortir d’un sentiment d’abattement ou de jugement du fait de ceux qui n’ont pas choisi la vie – que je pourrais être.

Jésus porte ce joug. Pour les tout-petits, c’est trop lourd. Le Fils le tire avec la seule force qui lui est donnée : celle de se tourner vers son Père pour s’émerveiller de son œuvre en qui le reçoit. C’est cette unique force qui donne au Fils de parler. « Jésus prit la parole ». C’est la Parole de Dieu qu’il prend et reçoit. En la prenant, il donnera aux tout-petits de la prendre un jour, à la Pentecôte. Comme les disciples. Pour eux qui restent sans parole et supportent l’endurcissement des sages et des savants, le fardeau est lourd. Le fardeau, c’est cette Parole du Père recouverte par les sages, cette non-conversion écrasante du monde, notre incapacité à louer, à dire « Père », cœurs fermés à la joie du Père pour ses enfants qui reviennent à la vie, fermés à ses larmes pour notre péché. Branchés au joug du Fils qui a pris la parole, ils sauront tirer le fardeau. Dans les deux-bœufs d’hier, il paraît qu’il y a toujours un bœuf qui tire ; l’autre accompagne seulement. Le Fils, lui, voit les tout-petits et l’œuvre du Père. Catherine de Sienne, parmi les tout-petits, a marché dans la lumière, elle a haï le mensonge. Jésus, apprends-nous à dire « Père », apprends-moi la louange pour ton œuvre, dans le fossé que tu crées entre le monde et les tout-petits.

Olivier de Framond, compagnon jésuite

merci à l'auteur de cette image

 

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