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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 9,57-62 Partir sans cesse à la suite du Christ Jésus

Publié par Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite  sur 30 Septembre 2020, 10:00am

Catégories : #Evangile_réflexion

Luc 9,57-62  En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

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A l’occasion d’une affirmation posée par un homme, Luc constitue un enseignement pratique sur la suite du Christ. Il nous rappelle d’abord que le Seigneur « n’a pas d’endroit pour reposer la tête ». Mais n’est-ce pas, à vrai dire, la situation du tout homme ? Actuellement, en France, pris dans les ébranlements du monde, nous faisons l’expérience souvent douloureuse et source d’inquiétudes que notre passé ne garantit en aucune manière  notre avenir. Nous sommes appelés à trouver ailleurs l’assise de notre identité. Certainement dans ce monde sans cesse plus en relations, il s’agit pour nous de réaliser que notre véritable assise se prend dans la relation vivifiante avec le Vivant à sa suite sur son chemin de vie. Ainsi nous apprenons, nous apprendrons à vivre de ce qui se donne au pauvre dans l’aujourd’hui : la confiance. La vie véritable est dans la pauvreté et l’ouverture, la sécurité ne concerne que la survie. Et la survie n’est pas la vie véritable.
 
Mais cette transformation à vivre, pour partir et annoncer le royaume, en nous, elle nous demande d’être vécu au plus profonde de nous-mêmes, en sachant qu’elle va aussi durer longtemps. Oui partons annoncer le règne de Dieu mais en sachant que tout au long de cette suite du Christ, jusqu’à son terme, nous aurons à enterrer nos morts, renoncer à nos appuis, pour seulement recevoir d’eux la promesse dont ils ont été les témoins, pour vivre vraiment dans la pauvreté et l’ouverture à la suite du Vivant.
 
N’ayons pas peur de nous lancer à la suite du Christ, et si nous nous éprouvons divisés à ce moment-là éprouvant l’attachement aux nôtres. Rendons grâce, nous nous connaissons mieux, nous nous préparons pour une autre fois, une autre sortie de nous-mêmes. Notre vie est au-devant de nous pas derrière nous, la vie nous appelle.
 
L’âme doit donc se dégager de tout ce qui n’est pas Dieu pour s’unir à Dieu; voilà pourquoi la mémoire, elle aussi, doit se dégager de toutes les connaissances ou images afin de s’unir à Dieu par le moyen d’une espérance mystérieuse  (Jean de La Croix)
 
"La marche
 Tamise nos pensées,
 Eclaire les sentiers de l’âme,
 Nous ouvre des chemins d’éveil,
 Des matins transparents !
 
 Pars !
 Ne reste pas immobile !
 Demande lui son secret !
 Elle te montrera des passages
 Où aucun de tes mots n’est jamais allé ;
 Avec elle tu franchiras des gués
 Des fleuves, des rivières,
 Des forêts, des déserts, des espaces,
 Des clairières pour aimer
 Et te laisser aimer."  
 Jean Lavoué
Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite 
Merci à l'auteur de cette photo

 

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