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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 13, 44-52 Pour suivre Jésus, réveillons en nous le poète…

Publié par Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite sur 25 Juillet 2020, 20:54pm

Catégories : #2011 Evangile piste de réflexion

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »
Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

« Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ » Le fond de tout en notre monde est cette positivité de Celui qui donne, qui se donne. Il donne du bon et il attend du bon en retour comme naturellement : le Père. Cette dimension du don est fondamentale, elle s’impose, elle rythme, colore, imprègne tout l’univers. Dieu le Père a créé, crée le monde, les vivants pour la Vie, la Vie en plénitude, le Royaume avec Lui… tout le reste ne sera qu’aléa par rapport à cette réalité première qui est à saisir, à respecter, à contempler et à louer… Cette parabole s’adresse donc surtout à ceux qui commencent à suivre, à répondre à l’appel du Seigneur. Elle les appelle à se situer dans la réalité plénière, celle du don, qui les dépasse.

 

« Veux-tu que nous allions l'enlever ? ». Une générosité naissante qui veut porter remède, mais qui doit d’abord se situer justement. Le serviteur n’est pas le maître, le serviteur n’est pas le moissonneur non plus. Le temps de la croissance n’est pas celui de la moisson. Chacun doit laisser faire, laisser advenir, être à sa juste place, savoir ce qui compte vraiment… Le Royaume pousse de lui-même, comme le disent les autres paraboles du grain de moutarde et du levain. Cette croissance s’impose à tous, à Jésus lui-même qui ne cesse de contempler l’action du Père. Considérer cette longue transformation de la vie qui s’impose à tous et à chacun. C’est elle qui doit être appréhendée, suivie, admirée, respectée… L’ennemi n’est qu’un ennemi et son action est relative. Ce qui compte surtout : ne pas blesser la Vie qui pousse aussi bien en soi qu’en l’autre, être doux envers tous et d’abord envers soi-même…

 

« Tous ceux qui font tomber les autres » Ce que Jésus a dit à tous sous forme de parabole, il le redit à ceux qui sont censés être plus proches de Lui… Le jugement n’est pas pour aujourd’hui. Il sera remis au Fils de l’Homme et à ses anges, plus tard, à la fin. Juger avant signifierait se mettre au-dessus de ce qui advient. C’est une illusion. Dans sa réponse, Jésus pointe simplement pour nous cet enjeu : « ne pas faire tomber l’autre ». Et là aussi, réalisons-le l’autre à l’extérieur mais aussi l’autre en nous-mêmes. S’aimer, se respecter, ne pas en faire plus que nous n’en pouvons dans nos efforts de perfection, se laisser, surtout et toujours, toucher par la Bonté qui m’attend… Voilà le chemin offert au disciple. La transformation m’est donnée, je n’ai qu’à l’accueillir, c’est-à-dire répondre à l’appel depuis toujours, recevoir simplement ce qui m’est donné, recevoir la Bonté pour moi. Il ne m’est pas demandé plus que cela.

Jean-Luc Fabre,  compagnon jésuite, source de la photo http://monavalotteblogue.files.wordpress.com/2010/12/p1000168.jpg

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