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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Jn 5, 31-47 Si vous croyiez en Moïse,vous croiriez aussi en moi..

Publié par Jardinier de Dieu sur 15 Mars 2018, 09:11am

Catégories : #2011- 2013 pistes de réflexion Jardinier

Jeudi (4ème semaine de Carême)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,31-47.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. »
Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

 parole-1.jpg

Moïse a énoncé les mystères, mais sans les expliquer. Il avait en effet la parole difficile et ne parvenait pas à s'exprimer clairement (Ex 4,10). Cette difficulté de parole lui a été conservée à dessein pour que tous ses discours demeurent inexpliqués. Lorsque notre Seigneur est venu, il a délié la langue de Moïse, et aujourd'hui toutes ses paroles sont devenues distinctes, car sa langue ne bégaye plus et ses discours sont transparents comme le jour.
Jusqu'à notre Seigneur, la parole était engourdie, elle restait sans explication, et tout ce qui avait été dit à son sujet demeurait obscur. Le mystère caché se retranchait à la fois derrière le bégaiement et derrière le voile (Ex 34,33; 2Co 3,14), aussi longtemps que n'était pas arrivée l'heure de sa proclamation au grand jour.
Moïse avait demandé à voir le Père (Ex 33,18) ; il pressentait, en effet, que le Fils viendrait en ce monde à découvert. C'est alors que le Père lui a montré le revers de son visage ; il voulait lui enseigner par-là que son Fils se manifesterait sous les apparences humaines. L'Éternel fit à son sujet une distinction entre la face et l'envers, pour que Moïse reconnaisse que la terre contemplerait son Fils sous la forme d'un homme... C'est vers lui que Moïse a regardé, et c'est de lui qu'est venu l'éclat dont resplendissait la peau de son visage (Ex 34,29). L'éclat du Fils reposait sur l'ensemble de la prophétie...; lorsque Moïse parlait, c'était lui qui parlait par sa bouche, car il est la Parole qui inspirait toutes les paroles de la prophétie. Sans lui, il n'est pour les prophètes ni parole ni révélation possible, car il est la source première de la prophétie... Mais quand le Crucifié, l'Époux, est venu la prophétie a dévoilé son visage et élevé la voix au milieu de l'assemblée. Le Fils de la Vierge a soulevé le voile de sur les Hébreux ; tout est devenu manifeste, clair et facile à interpréter.

Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), moine et évêque syrien. Homélie sur le voile de Moïse, 12-13 (trad. coll. Pères dans la foi, n°66, Migne 1997, p. 225 rev.)

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