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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


5e dimanche après pâques, année B

Publié par Père Roland Cazalis sur 28 Avril 2018, 16:43pm

Catégories : #homelie_cazalis

Au moins deux phrases convergent dans ces lectures :
« Voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous : il nous donne part à son Esprit »
«  Tout sarment qui porte du fruit, il le purifie et le taille pour qu’il porte davantage ».

Il y a bien entendu des exhortations et des mises en garde du genre : « n’aimons pas en parole ni par des discours »
Ou encore, « demeurez en moi comme moi en vous ».
Il y a une différence entre l’exhortation qui nous est adressée et le désir qui nous habite.
Il faut voir quel est le rapport entre les deux,  s’ils vont dans la même direction ou s’ils n’ont rien à voir l’une avec l’autre.
Quoi qu’il en soit, il nous est dit quelque chose d’important, la vie chrétienne commence vraiment quand on reçoit l’Esprit.
L’Esprit est une réalité qui se déploie en nous, ou qui nous fait nous déployer et nous apporte la paix et la créativité.

Cela ressemble à la métaphore qui est utilisée pour parler de la dynamique du Royaume, comme une graine toute menue qui se déploie pour donner un arbre.

C’est donc l’Esprit qui demeure en nous et qui nous fait demeurer avec nous-mêmes ; c’est lui qui nous fait demeurer avec lui.
Mais l’Esprit n’est pas là pour lui-même, mais pour nous.
Merci à l'auteur de cette photo

L’évangile insiste sur le « porter du fruit ». Les fruits arrivent et arriveront en leur temps.
Néanmoins, nous savons que l’important c’est d’être alimenté de la même sève que la vigne, cette sève qu’est l’Esprit, et que les fruits arrivent en leur temps.
L’Esprit ne nous plonge pas dans l’inertie, mais il vient pour notre croissance.
Pour croître, il faut être taillé de l’innocence de l’enfance, des métamorphoses de l’adolescence, et ainsi de suite. Et les fruits viennent en leur temps.
Merci à l'auteur de cette photo
Dans la première lecture, on voit Saul ou Paul, comme une sorte de nouveau-né taille maxi ; son passé qui lui colle toujours à la peau.
Barnabé le prend avec lui. Il est un peu encombrant pour l’instant.
On dit qu’il commence à parler avec assurance.
Mais ce n’est certainement pas la même assurance du Saul le pharisien.
Il s’agit d’une assurance d’un autre ordre, car parler de Dieu suppose d’écouter ce qui se dit en nous, et d’accorder notre verbe à ce qui se dit en nous, et cela sans rien dire de trop.
Ne rien ajouter à ce qui est dit en nous pour rester fidèle à la grâce qui nous est faite, pour rester fidèle à soi-même en quelque sorte.
La fidélité à ce que se dit en nous est une grande chose, car cela revient à vivre dans la vérité.
Père Roland Cazalis
Actes 9,26-31 ; Psaume 22(21),26b-27.28-29.31-32. ;  1Jean 3,18-24 ; Jean 15,1-8.
 
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